Territoire du poème
Christian Deudon reçoit Cristina Castello :
« La parole étoilée »
« La parole étoilée »
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« Poète aux myriades d’étoiles dans la nuit du monde, Cristina Castello sème les petites graines d’un hymne dédié aux justes […]
Éclats illuminés de la parole libérée »
« Poète aux myriades d’étoiles dans la nuit du monde, Cristina Castello sème les petites graines d’un hymne dédié aux justes […]
Éclats illuminés de la parole libérée »
(François Xavier)
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Je résisterai en armure de poésie
Je résisterai accrochée au murmure des astres
Je résisterai juchée au sommet d’un brin d’herbe
Attachée à cette lune de neige navigante des brumes
Qui me regarde depuis la ramure de l’arbre qui la berce.
(Cristina Castello)
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Présentation – Dialogue et Lecture bilingue
Avec CRISTINA CASTELLO et CHRISTIAN DEUDON
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LE VENDREDI 16 DÉCEMBRE 2011 à 15H30
A LA BRASSERIE « LE FRANÇOIS COPPÉE » (1er étage)
1, Boulevard du Montparnasse- Paris 6ème
Métro Duroc
(Consommation : 6 Euros)
Extrait de "La parole étoilée" de Pascal Gabellonne, poète et professeur émérite à la Faculté Paul Valéry-Montpellier III:
Une parole étoilée est une parole qui résiste à la forme close, définie et délimitée pour obéir, au contraire, à une force pulsionnelle intérieure au langage, force qui, en même temps, ne serait pas là sans une sorte d’infini « désir poétique ». L’idée de ce titre m’est venue en lisant les poèmes de Tempestad, le beau livre de Cristina Castello, et en me disant que cette poésie est portée par une violence, mais aussi par un incontestable rayonnement, dont la lumière, parfois aveuglante, touche les recoins les plus obscurs du monde pour les révéler, et parfois même les transfigurer. Ce rayonnement va dans plusieurs directions à la fois, il opère des débordements incessants qui tendent à effacer les limites admises, faisant souffler un vent sidéral sur les choses et les êtres, sur la réalité la plus brutale et les songes les plus chimériques.
Parole d’hospitalité et d’exil, de lointain et de proche, la poésie de Cristina Castello convoque les éléments et les forces de la nature, une nature non pas sauve mais à sauver, ainsi que les éléments et les forces de l’histoire : chez elle, les éléments brûlent mais ne laissent pas de cendres, le monde se perd, les lieux se réinventent de leur mort et de leur vie nouvelle, mais quelque chose fleurit au fond de l’expérience du désert. À ce titre, la poésie est une forme de résistance qui, tout en entrant en dialogue avec le non-humain, lutte contre l’inhumain. Elle doit pouvoir sauver la fragilité de l’amour, l’exil de la parole et le silence auquel elle s’arrache : « La parole – ce silence égaré », dit Cristina dans un poème récent, qui s’intitule précisément « La Parole » (du recueil Ombre, Éditions Trames, 2010).
Parole d’hospitalité et d’exil, de lointain et de proche, la poésie de Cristina Castello convoque les éléments et les forces de la nature, une nature non pas sauve mais à sauver, ainsi que les éléments et les forces de l’histoire : chez elle, les éléments brûlent mais ne laissent pas de cendres, le monde se perd, les lieux se réinventent de leur mort et de leur vie nouvelle, mais quelque chose fleurit au fond de l’expérience du désert. À ce titre, la poésie est une forme de résistance qui, tout en entrant en dialogue avec le non-humain, lutte contre l’inhumain. Elle doit pouvoir sauver la fragilité de l’amour, l’exil de la parole et le silence auquel elle s’arrache : « La parole – ce silence égaré », dit Cristina dans un poème récent, qui s’intitule précisément « La Parole » (du recueil Ombre, Éditions Trames, 2010).
Pascal Gabellone

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